22 mars 2009
Déformation médiatique
Depuis mercredi, on entend et on lit partout que le pape est un arriéré qui considère que "le préservatif accroit le problème du sida".
Ce ne sont pas tout à fait ses paroles :
"Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement
avec des slogans publicitaires. Si on n'y met pas l'âme, si on n'aide
pas les Africains, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution
de préservatifs : au contraire, le risque est d'augmenter le problème.
La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le
premier, une humanisation de la sexualité, [..] et le deuxième, une véritable amitié
également et surtout pour les personnes qui souffrent [...]. Tels sont les facteurs qui aident
et qui conduisent à des progrès visibles." (texte intégral sur le site Zenit)
A ce que je sache, l'église ne s'est jamais clairement et directement opposée au préservatif, même si elle est contre toute forme de contraception qui pour elle s'oppose à la logique d'amour de Dieu. C'est pour cette même logique d'amour qu'elle prône la fidélité dans le couple, qui permettrait dans la majorité des cas d'éviter la propagation de maladies sexuellement transmissible (bien que cela ne prend pas en compte le cas où l'un des membres du couple est déjà atteint de la maladie).
Évidement, la fidélité conjugale n'est pas mise en pratique par tous. Mais si quelqu'un, chrétien ou non, ne respecte pas la fidélité prescrite par l'église, quelle importance a pour lui la position de l'église sur le préservatif ? A mon avis, son importance n'est pas grande.
Alors pourquoi s'indigner des propos du pape ? Ils me semblent dans la droite ligne de l'évangile qui est le fondement de la chrétienté, donc du catholicisme, et finalement pas si aberrants si on suit toute la logique. Libre à chacun ensuite de se conformer intégralement, ou pas du tout, à la ligne de conduite proposée par l'Eglise. Mais voir tous ces catholique se retourner contre leur pape me révolte. On ne peut pas demander à l'Eglise de s'adapter à sa petitesse personnelle. Si les religions ne montrent plus le chemin vers un idéal, à quoi servent-elles ?
28 janvier 2009
Je hais la SNCF, mais je ne peux pas m'en passer
Vu les pré-avis de grève pour demain,
j'ai jugé plus prudent d'anticiper mon voyage et de partir ce matin.
Évidement, j'ai fini mes cartons un peu dans la panique quelques
minutes avant de partir. Arrivée à la gare, je vais au guichet, car
je sais que je ne peux pas prendre mon billet sur les bornes
automatiques. J'attends quelques minutes puisque un seul guichet est
ouvert, et qu'une cliente est en train de discuter avec l'employée
qui s'y trouve. A ce moment là, un autre employé vient nous
informer que le réseau ne fonctionne pas, et qu'ils ne peuvent donc
pas nous délivrer de billets, mais qu'on peut acheter nos billet sur
les bornes automatiques.
« Et quand on ne peut pas prendre
nos billets aux bornes, on fait quoi ? » L'employé me regarde
avec de grands yeux, comme si j'avais sorti une ânerie monumentale.
Pourtant il y a plusieurs raisons pour ne pas pouvoir prendre ses
billets aux bornes automatiques. Le premier étant bien sur de ne pas
posséder de carte bancaire, car personnellement je me promène
rarement avec 30 euros en petite monnaie dans mes poches, et que les
bornes automatiques ne sont pas équipée pour accepter les billets.
Mais dans mon cas, le problème est que les bornes, tout comme le
site internet, ne savent pas créer des voyages nécessitant plus de
deux changements, et que je dois en faire trois. J'explique le
problème à l'employé, qui évidement ne me croit pas. Je lui
montre qu'effectivement, ce n'est pas possible. « Vous n'avez
qu'à prendre vos billets à Bordeaux » Avec 10 minutes pour
faire le changement, ça m'étonnerait que j'y arrive, surtout avec
des grèves prévues pour le lendemain. Je prends donc mon billet
pour la gare suivante, où j'ai un arrêt d'un quart d'heure. Et je
demande s'il y a une possibilité pour ne pas payer deux fois la
prise en charge. « Il faut faire prolonger votre billet à
Bordeaux ». Bon, ok. Arrivée à Bordeaux, je vais aux guichets.
Pas la peine d'espérer avoir mon train si je fais la queue. Je tente
le coup de passer devant. On me fait les gros yeux (oui, je sais ça
ne se fait pas, mais c'est un cas exceptionnel, je suis désolée).
J'explique mon cas, l'employé n'écoute qu'à moitié, il accepte de
me faire mon billet. « 20,60 euros mademoiselle » Je n'ai
pas le choix, surtout pas le temps, je paie. Pourtant je me demande
pourquoi je doit payer 21,60 + 20,60 = 42,20 €, alors que le billet
Bordeaux-Brest coute 35 € sur internet, et que j'en ai pour moins
de 2 € quand je vais seulement à Bordeaux. Une fois installée
dans le train, je regarde mes billets. C'est bizarre, le numéro de
dossier n'est pas le même sur les deux billets. Est-ce que par
hasard, on m'aurait juste édité un nouveau billet, qui ne serait
pas une prolongation du premier ? J'ai comme l'impression de m'être
fait avoir. Voleur ou incapable, ça je ne le saurais jamais.
22 novembre 2007
Cette loi qui fait peur
Je veux bien évidement parler de la loi Pecresse. Je m'étais déjà un peu renseignée sur le sujet bien avant le début du mois. Mais à force de m'en faire rabattre les oreilles, j'ai fait des recherches plus précises, d'une part sur le texte de loi, d'autre part sur les revendications des étudiants.
Il en ressort que :
-L'UNEF qui a pris part aux négociations avec la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche appelle aujourd'hui à la grève. A quoi cela sert-il de prendre le temps de négocier, si on n'accepte pas ensuite les décisions qui sont prises ?
-Les deux points principaux qui font peur aux étudiants sont l'instauration de frais d'inscription élevés et différents dans chaque universités, et la privatisation complète des universités. Quand on lit le texte de loi, ces deux possibilités ne sont pas à l'ordre du jour. Les frais d'inscriptions continus à être fixés par arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et le fait de permettre un peu plus aux universités d'être financer par des fonds privés ne veut pas dire qu'elles vont être privatisées.
- Le seul point sur lequel presque tout le monde s'accorde, c'est la baisse de la représentation des étudiants dans les conseils. Pour une fois, ils ont raisons, la représentation des étudiants va baisser, au profit de gens extérieurs à l'université. Je préciserai juste qu'il n'y a pas que la représentation des étudiants qui va baisser, mais c'est la seule chose que les syndicats mettent en valeur.
Il me semble que la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités apporte plus de choses positives que négatives, même si, bien sur, elle pourrait surement être améliorée. Mais ne vaudrait-il pas mieux attendre de voir ce que donneront les changements, afin de mieux voir ce qui ne fonctionne pas, et a besoin d'être modifié ?
Vous l'avez compris, je suis contre les grèves. Je ne vois pas ce que
cela apporte d'empêcher les étudiants de faire ce qu'ils ont de mieux à
faire : étudier. Je trouve certaines revendications des étudiants
grotesques. Et les gens qui critiquent par principes, ainsi que ceux
qui suivent sans se poser de question m'agacent.
Heureusement que dans le privé les cours continus et que personne n'a eu l'idée de venir bloquer notre école. Peut-être que le souvenir du mauvais accueil qui avaient été fait aux étudiants grévistes lors du CPE est encore dans les mémoires de certains.
Quelques liens :
le texte de loi
le site Nouvelle Université (site du ministère)
le site de l'UNI (contre le blocage)
le site de l'UNEF
le site de SUD étudiant
13 novembre 2007
Et c'est repartit pour les grèves
Parfois je me demande comment certains étudiants, qui font pourtant des études supérieures, peuvent faire des choses aussi idiotes.
Je ne suis pas pour la loi Pécresse, même si elle ne me concerne pas directement, n'étudiant pas dans une université. Mais je ne comprends pas comment des étudiants peuvent prendre des décisions telles que le blocage d'une université où le résultat du vote était défavorable au blocus, ou le blocage des gares, contre l'avis des syndicats de cheminots.
Les revendications ne sont pas claires, tout est mélangé, et d'après moi, il y a certaines choses qui ne concernent pas les étudiants en tant que tels. (Personnellement, je n'ai pas vraiment envie de me battre pour les régimes spéciaux de retraite sachant que c'est nous qui allons les payer, et que la probabilité qu'on en profite ne dépasse pas les 1%, mais c'est peut-être trop égoïste comme façon de réfléchir.)
Si l'on veut que l'on nous écoute, il faudrait peut-être montrer qu'on est des adultes responsables, pas des gamins qui font leur crise (et qui en profite pour ne pas aller en cours). Je suis de toute manière contre les blocus et grèves de toutes sortes.
Le droit de grève était une avancée fabuleuse, mais les français en ont abusés. Aujourd'hui, quand on parle de grève, la plupart des gens ne se demandent pas le pourquoi cette grève, mais quelle répercussion celle-ci va avoir dans leur petite vie personnelle. Je ne vois pas l'intérêt d'embêter tout le monde, si ça ne fait même pas bouger l'opinion publique.
Il va vraiment falloir trouver une autre façon, plus intelligente et plus efficace, d'exprimer son mécontentement face aux décisions du gouvernement.
06 mars 2007
La Calypso
Tout le monde connaît la Calypso, le fameux navire du Commandant Cousteau.
Jacques-Yves Cousteau entra en possession de cet
ancien dragueur de mines américain en juillet 1950. La Calypso
navigua sur tous les océans et fut de nombreuses fois
modifiées et améliorée pendant ses 46 ans
d’explorations. Hélas en janvier 1996, heurtée par
une barge alors qu’elle était amarrée, elle coule
dans le port de Singapour. Après dix-sept jours sous l’eau
elle est enfin renflouée et elle part pour Marseille par
bateau-dock. Là on aurait pu la restaurer et lui assurer une
retraite descente. Mais à cette époque Jacques-Yves
Cousteau est surtout préoccupé par le futur et par la
Calypso 2 dont le projet est déjà bien avancé.
A
sa mort, Francine Cousteau, sa seconde épouse, ne trouve pas
d’accords avec la ville de Marseille. Finalement, c’est Michel
Crépeau qui convainc Francine et la Calypso part pour La
Rochelle. Elle est d’abord amarrée au port de La Pallice le
7 juin 1998 avant d’être installée dans le Bassin des
Chalutiers à partir du 22 juillet. De nombreuses solutions ont
été proposées pour restaurer La Calypso, mais
elles n’ont jamais aboutit.
Francine Cousteau et la famille
Guiness, propriétaire du bateau, n’arrivent pas à
trouver d’accords. En 2004, après avoir été
déplacée une nouvelle fois pour arriver cette fois-ci
dans la zone du Musée Maritime, la Calypso est rachetée
pour un euro symbolique par l’Equipe Cousteau présidé
par Francine Cousteau. On apprend alors qu’elle doit partir pour les
Etats-Unis. Elle est emballée pour le voyage mais les Campagnes
Océanographiques Françaises dont fait parti Jean-Michel
Cousteau, fils né du premier mariage du Commandant Cousteau,
propose un nouveau projet. Nouveaux procès, la Calypso
continue de pourrir dans le port de La Rochelle et les choses
n’avancent pas.
En juillet 2005 la Calypso perd son emballage. Une
nouvelle protection lui est donnée fin décembre en
guise de cadeau de Noël, elle est donc de nouveau invisible aux
yeux des promeneurs. Lorsque cette nouvelle protection disparaît
en octobre 2006, on s’aperçoit à quel point ce pauvre
navire est dans un triste état : tous les équipements
ont été retirés et malgré un nouvel
enduit de protection sous la coques des pompes doivent intervenir
régulièrement pour évacuer l’eau qui s'infiltre.
Depuis un peu plus d’un mois une nouvelle
« protection » a été installée,
mais on ce demande bien à quoi elle peut servir, même
pas à cacher les dégâts à dire vrai.
Cela me fait chaque fois plus mal au cœur quand je vois ce cadavre.
Mais
pourquoi ne l’a-t-on pas laissée couler à Singapour ?
06 février 2007
Raz le bol des voleurs
J'en ai vraiment marre. Pourquoi ne peut-on jamais rien laisser dehors sans avoir des problèmes. Hier nous sommes allé au cinéma. Nous avions attaché deux vélos sur les barrières prévues pour ça juste à l'entrée du cinéma. Nous avions pris soin d'attacher la roue avant et le cadre de chaque vélo car à force de voir des vols de vélo, on fini par prendre des précautions. Et bien cela n'a pas suffit. Des voleurs ont réussi à démonter la fourche du VTT presque neuf de mon ami. Il a du leur falloir un bout de temps, et à cette heure là devant le cinéma, il y a toujours du monde. Mais ça ne les a visiblement pas gêné.
J'en ai vraiment assez de ne jamais pouvoir faire confiance aux gens qui m'entoure. J'en ai marre de devoir passer cinq minutes à attacher mon vélo à chaque fois que je veux faire une course, j'en ai marre d'entendre que certains volent du matériel informatique à l'école, marre d'entendre qu'on a forcé les armoires du BDE, marre aussi de voir dans les collèges, privés qui plus est, de grandes affiches sur lesquelles il est écrit "ne laisser pas d'objet de valeur dans vos sacs, ne laisser pas vos sacs sans surveillance" alors que quand j'étais au collège (et ce n'est pas si vieux que ça finalement), il y avait des casiers ouverts dans la cour et c'est là que nous mettions nos sacs, dans lesquels nous laissions tous portefeuilles et calculatrices.
Mais le monde est comme ça, c'est bien dommage.
31 janvier 2007
Environnement
C'est le grand sujet du jour. Entre le Pacte écologique de Nicolas Hulot qu'ont signé ce matin 10 des candidats aux élections présidentielles (François Bayrou, Marie-George Buffet, Nicolas Dupont-Aignan, France
Gamerre, Jean-Marc Governatori, Corinne Lepage, Ségolène Royal, Nicolas
Sarkozy, Dominique Voynet et Antoine Waechter), la première partie de la publication du rapport du GIEC sur réchauffement climatique le 1er février et l'action "5 minutes de répit pour la planète" lancée par l'Alliance pour la Planète demandant à chacun d'éteindre tous les appareils électriques entre 19h55 et 20h00, on ne parle plus que de çà. Mais concrètement, que fait-on ? Je crois que la grande majorité des gens pensent quand même d'abord à leur petit confort personnel, et à l'argent qu'ils peuvent économiser avant d'avoir la moindre pensée pour l'écologie, l'environnement et le développement durable. Mais ça ne les empêche pas de faire de beaux discours.
Tout ceci m'énerve un peu.
18 décembre 2006
A propos de BoosterBlog
Booster Blog, c'est un truc génial qui permet d'avoir plein de visiteurs (je ne nie pas ça, mon blog est passé de 3 ou 4 pommés à 25 visiteurs par jour).
Mais je n’aime pas :
- Les gens qui mettent des notes et ne les commentes pas (surtout pour les mauvaises notes, ce serai plus constructif). Vous pouvez cocher la petite case commenter la note, mettre un commentaire dans le blog ou m’envoyer un mail, comme vous préférez, mais dites quelque chose.
- Les gens qui laissent des commentaires en disant « je t’ai mis un commentaire et une bonne note, fais la même chose ». Bien sur que si tu m’as laissé un commentaire avec l’adresse de ton site je vais aller y jeter un coup d’œil, et s’il me plait je te mettrais une bonne note, et un ou plusieurs commentaires suivant mon inspiration. Mais je ne considère pas ça comme une obligation.
- Les blogs dans lesquels il y a écrit dans tous les messages « Lâche tes coms ». Le but est-il simplement d’avoir le plus de commentaire que possible ? Pas pour moi en tout cas.
A part ça, merci à Booster Blog pour tous les visiteurs sympathiques qui passent sur mon blog, et pour tous les blogs super que j’ai pu découvrir.
06 novembre 2006
Ah, l'Amour !
On me dit souvent que la personne qui est faite pour moi est sous mes yeux, que je la vois chaque jour, mais que je ne l'ai pas encore remarquée. Pourtant, elle, elle me regarde et peut-être se dit-elle: je l'ai trouvé, mais comment attirer son regard ?
Y a t-il vraiment une seule personne ? Je n'y crois pas. Si pour chaque homme, il n'y avait qu'une femme qu'il puisse rendre heureuse et qui le rendrait heureux en retour, comment pourrait-il la trouver ?
Et pourtant cela paraît inacceptable d'être amoureux de deux personne en même temps.
Je veux bien croire que nous ne sommes pas capable de rendre heureux deux personnes en même temps. Encore que pour moi, ce n'est impossible que du fait de notre culture. Nous sommes égoïste, nous ne voulons pas partager, soit, il faut donc choisir. Mais pourquoi le garçon qui hésite entre deux filles serait-il moins amoureux que celui qui n'en voit qu'une ? Pourquoi le second serait-il plus à même de rendre heureuse celle qu'il a choisi ? Pourquoi le premier doit-il s'entendre dire « Si tu en aimes deux,c'est que tu n'en aimes aucune vraiment ! »
Ne vous rendez-vous pas compte qu'il souffre ? Il pensait avoir à choisir, ce qui n'était déjà pas facile, et le voilà forcé à renoncer complètement. Regardez le pleurer en silence.











